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Non lieu de la mémoire

 

Parler, manifester, commémorer, n'évite ni la répétition, ni la difficulté d'affronter un événement aussi inouï que l'entreprise d'anéantissement des Juifs en Europe .

La nécéssité impérieuse, pour chacun, de se représenter cette cassure historique, implique le refus de la dénier; mais aussi de s'en parer comme d'un blason. Restaurer la circulation de paroles singuliéres représente une possibilité de signifier ce qui hante : quarante aprés la chute du IIIeReich, chacun des trois auteurs déchire le silence -le sien- et revendique la subjectivité de son approche, car l'extermination reste irréductable à toute parole qui prétendrait en dire le dernier mot.

Annie Radzynski - psychanalyste, phylosophe, propose une analyse de l'irreprésentable de la déportation pour les enfants né à la lizière du Génocide.

Mireille Nathan-Murat - psychanalyste, s'efforce d' apprivoiser la violence d'avoir à "ne pas oublier" l'effroyable histoire des parents.

Jacques Hassoun - tente d'analyser, à partir de l'insistance de l'exclusion des minoritaires (protestants et juifs) dans l'histoire de France, la rupture irréductible que représente le génocide perpétré par les Nazis lors de la IIeme Guerre Mondiale.